Formateur en prise de parole s'adressant à un petit groupe dans une salle de formation lumineuse
Publié le 17 février 2026

Voix qui tremble. Mains moites. Gorge serrée. Vous connaissez cette sensation avant chaque réunion importante. Selon une étude sur l’anxiété d’élocution, environ 77 % des personnes souffrent de ce type d’anxiété. Certains la placent même avant la peur de mourir. Soyons honnêtes : ce n’est pas une fatalité. Ce que j’observe depuis plusieurs années en accompagnant des professionnels, c’est que le trac se gère. Pas avec des astuces miracles, mais avec des techniques concrètes.

Gagner en confiance à l’oral : 3 clés en 30 secondes
  • Le trac n’est pas un trait de caractère, c’est une réaction physiologique qui se travaille
  • Respiration, diction, occupation de l’espace : ces trois piliers changent tout
  • Une journée de pratique encadrée suffit pour lever les blocages principaux

Pourquoi votre trac vous joue des tours (et ce n’est pas une question de caractère)

Ce que j’entends systématiquement en début de stage : « Je suis timide de nature ». Non. Franchement, non. Le trac n’a rien à voir avec votre personnalité. Comme l’explique la Fondation pour la Recherche sur le Cerveau, l’adrénaline libérée favorise la mobilisation des forces physiques et mentales. C’est votre cerveau qui vous prépare à une situation perçue comme menaçante. Votre corps fait exactement ce qu’il est censé faire.

Le problème ? Personne ne vous a appris à utiliser cette énergie. Vous la subissez.

Ce que le trac provoque vraiment : Accélération cardiaque, tension musculaire (notamment dans la gorge), respiration haute et courte. Ces réactions en chaîne expliquent pourquoi votre voix se coupe après quelques minutes. Ce n’est pas de la faiblesse, c’est de la physiologie mal canalisée.

J’ai accompagné des avocats habitués aux plaidoiries, des médecins qui présentent des cas cliniques, des managers chevronnés. Tous avaient ce point commun : la croyance que leur trac était une tare personnelle. Ça dépend vraiment de comment vous l’abordez. Un chef de projet peut être parfaitement à l’aise en tête-à-tête et perdre tous ses moyens devant cinq personnes. Ce n’est pas une question de « caractère introverti ».

Les trois piliers que je travaille avec chaque stagiaire

Dans les stages que j’anime à Paris, je vois systématiquement des participants arriver avec un texte parfaitement préparé. Slides impeccables, arguments béton. Mais incapables de le délivrer. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont jamais travaillé leur respiration. Après 2-3 minutes, la voix se coupe. Le fil du discours s’échappe. Ce constat revient à chaque session, quel que soit le niveau d’expérience.

La respiration diaphragmatique : premier réflexe à acquérir



Je recommande toujours de commencer par la respiration avant même de toucher au contenu. Une étude citée par Decathlon Conseil Sport montre que la pratique régulière de la respiration diaphragmatique induit une diminution significative des niveaux de cortisol. Concrètement, vous calmez votre système nerveux avant qu’il ne vous sabote.

Comment Olivier a préparé sa présentation CODIR en une journée

J’ai accompagné Olivier l’année dernière, un chef de projet informatique de 38 ans. Il devait présenter un projet devant son CODIR le lundi suivant. Trac monstre, voix qui tremblait, incapacité à soutenir le regard. Sa croyance : « Mon discours n’intéressera personne ». Après 6 heures de travail sur la respiration et l’ancrage corporel, il a réussi sa présentation. Feedback positif du CODIR. Ce qui a débloqué la situation ? Pas le contenu (il le maîtrisait déjà), mais la gestion de son corps sous pression.

3 exercices à tester ce soir devant votre miroir

  1. Respiration diaphragmatique (5 minutes)

    Debout, une main sur le ventre. Inspirez par le nez en gonflant le ventre (pas les épaules). Expirez lentement par la bouche. Répétez 10 fois. Votre main doit bouger, pas votre poitrine.

  2. Diction avec exagération (3 minutes)

    Lisez un texte à voix haute en articulant de façon excessive. Ouvrez grand la bouche, étirez les voyelles. Ça détend la sphère faciale et libère l’articulation.

  3. Ancrage corporel (2 minutes)

    Pieds écartés largeur épaules, genoux légèrement fléchis. Sentez le poids de votre corps réparti sur les deux pieds. Parlez depuis cette position stable. L’occupation de l’espace commence par vos appuis au sol.

La question du choix entre cours individuels et cours en groupe revient souvent. Mon avis (qui n’engage que moi) : le groupe est irremplaçable pour la prise de parole. Vous avez besoin d’un auditoire réel, pas d’un miroir.

Une journée pour débloquer ce qui coince depuis des années

Attention au piège classique des conseils YouTube : « Imaginez votre auditoire en sous-vêtements ». Ce genre d’astuce ne fonctionne pas. Ce qui fonctionne, c’est la pratique encadrée avec feedback immédiat. Dans un cadre bienveillant où vous avez le droit d’échouer.

Le groupe crée un espace de pratique sécurisé



Une formation prise de parole en public à Paris sur une journée intensive permet de travailler ces trois piliers avec un groupe restreint. L’idée n’est pas de transformer votre personnalité. C’est de vous donner des outils concrets que vous pouvez réutiliser dès le lendemain.


  • Exercices de respiration diaphragmatique et détente corporelle

  • Travail diction et articulation avec exercices de la sphère faciale

  • Occupation de l’espace et gestuelle : ancrage, déplacements, regard

  • Mise en situation réelle avec feedback du groupe et du formateur

Ce qui me frappe à chaque stage : les participants arrivent crispés et repartent avec une posture différente. Pas parce qu’ils ont appris à « jouer un rôle », mais parce qu’ils ont compris comment fonctionne leur corps sous stress. Et ça, personne ne peut vous l’enlever.

Vos questions sur la prise de parole en public

Le World Economic Forum estime que 40 % des salariés devront se former à de nouvelles compétences comportementales dans les cinq prochaines années. La communication orale en fait partie. Voici les questions que je reçois le plus souvent.

Une seule journée peut-elle vraiment changer quelque chose ?

Oui, à condition de pratiquer. Une journée intensive vous donne les bases et lève les blocages principaux. L’automatisation des acquis prend ensuite quelques semaines de pratique régulière. Ce n’est pas magique, mais c’est efficace.

Et si je me ridiculise devant les autres stagiaires ?

Tout le monde est là pour la même raison. Le groupe est volontairement limité (8 personnes maximum) pour créer un climat de confiance. J’ai vu des larmes et des rires dans la même session. Personne ne juge.

Est-ce que ces techniques marchent aussi en visioconférence ?

Les fondamentaux restent les mêmes : respiration, diction, présence. L’occupation de l’espace se traduit différemment à l’écran, mais l’ancrage corporel vous aide à projeter de l’assurance même assis devant votre webcam.

Si l’univers de la scène vous intéresse au-delà de la formation, le guide des théâtres et salles de spectacle à Paris peut vous ouvrir d’autres pistes pour explorer l’expression scénique.

Et maintenant ?

Ce soir, testez l’exercice de respiration. Cinq minutes. Demain matin avant votre première réunion, refaites-le. Vous sentirez la différence. La suite dépend de vous : continuer seul ou accélérer avec un accompagnement. Dans les deux cas, vous avez maintenant les trois piliers essentiels. À vous de jouer.

Rédigé par Étienne Blanchard, formateur en prise de parole et expression scénique exerçant à Paris depuis 2019. Il anime chaque mois des stages intensifs d'une journée pour des professionnels souhaitant vaincre leur trac et gagner en aisance orale. Son approche mêle techniques théâtrales, travail respiratoire et mise en situation réelle. Il a accompagné plusieurs centaines de stagiaires aux profils variés : cadres, avocats, médecins, étudiants préparant leurs oraux.